ARTICLE N ° 1 La legende du siecle...[ PIX ] [ DECO ] [ PUB ]

Voila la deco que je vais faire pour cette article ( la deco est en construction )
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# Posté le mardi 21 août 2007 19:17

Modifié le mercredi 18 juin 2008 15:13

ARTICLE N ° 2 1 ere partie[ PIX ] [ DECO ] [ PUB ]

ARTICLE N ° 2 1 ere partie[ PIX ] [ DECO ] [ PUB ]
Un énorme paquebot quitte le port de Southampton. La plupart de ses passagers se trouvent sur les ponts
pour agiter leurs mains en signe d'au revoir que les familles et amis restés sur le quai leur rendent. Un homme immortalise la scène avec sa caméra, nouveauté à l'époque, en sifflant un air à la mode pour garder un rythme régulier en tournant la manivelle. "Turkey in the straw" (dinde dans la paille) livrait approximativement 16 images par seconde...
Le navire qui s'éloigne doucement est le plus grand bateau du monde, le dernier-né des chantiers Harland and Wolff de Belfast, numéro de chantier 401, numéro de coque 390904, naviguant sous la bannière de la White Star Line. Il est réputé pour le luxe de ses équipements, mais aussi pour son insubmersibilité...
Plus de deux milliers de personnes, 1330 passagers et 898 membres d'équipage, se sont embarqué pour le voyage inaugural vers New York, pour des raisons on ne peut plus différentes. Les immigrants voyageant en troisième classe rêvent d'une vie meilleure aux Etats Unis, alors que pour la haute société des ponts supérieurs, un rassemblement des plus grandes fortunes d'Europe et d'Amérique, c'est une simple partie de plaisir et un moyen agréable de revenir des vacances sur le continent. Et travailler sur cette merveille technologique commandée par le bien-aimé capitaine Edward John Smith ne ressemble en rien aux conditions de travail habituelles de l'équipage.
Rien ne laisse deviner en ce 10 avril ensoleillé de l'année 1912 que le voyage se terminera quatre jours plus tard à près de 4 kilomètres sous la surface de l'océan...
Rien ne contrarie l'atmosphère joyeuse sur ce paquebot, le plus beau et le plus grand que l'homme n'ait jamais lâché sur la nature.
Et pourtant, des 2228 personnes à bord uniquement 705 atteindront leur destination. Pour les 1523 autres, le voyage se terminera dans les eaux glaciales de l'Atlantique Nord. Ils seront bientôt des passagers de l'éternité.
Le paquebot qui les emmène est le légendaire Titanic...

# Posté le mercredi 22 août 2007 13:21

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 15:13

ARTICLE N ° 3 Suite de la 1 ere partie[ PIX ] [ DECO ] [ PUB ]

ARTICLE N ° 3 Suite de la 1 ere partie[ PIX ] [ DECO ] [ PUB ]
Deux lumières vagues apparaissent, très rapprochées. Peu à peu, elles se font plus intenses et sesolvent complètement pour devenir deux sous-marins plongeant dans les eaux noires et glaciales de l'Atlantique Nord. Ils se suivent à quelques mètres près, ressemblant à des vaisseaux spatiaux, flamboyants de lumre, et s'enfoncent dans les abysses illimis en dessous d'eux. La lumre s'estompe aussi rapidement qu'elle a surgi, comme une étoile lointaine puis disparaît dans les ténèbres. Ils font partie du programme de recherches scientifiques de la marine russe, mais depuis l'effondrement de l'U.R.S.S. en 1994 l'état ne subventionne plus suffisamment l'exploration des océans.

Au
trefois, l'oanographie était aussi importante que le secteur spatial, d'ailleurs les submersibles s'appellent "Mir" comme la station spatiale, ce qui veut dire "ami" en russe. Pour assurer la survie du navire de recherches Akademik Mstislav Keldysh, le vaisseau de surface des deux submersibles Mir 1 et Mir 2, et de son équipage, la direction de l'institut Schirschow à Kaliningrad est contrainte d'accepter de louer les sous-marins à des fins commerciales. C'est ainsi que les Mir 1 et 2 transportent des chasseurs de trésors américains vers l'épave qui fut le décor de la plus importante catastrophe maritime en temps de paix : le Titanic.
Ap
rès une chute libre de près de 4 heures, les Mir ralentissent leur descente à une dizaine de mètres du sol sédimentaire, ensuite ils repèrent les "transponders", système d'émetteurs reliés par satellite qui permet au Keldysh de situer les submersibles pour les guider et leur venir en aide en cas de besoin. Bien sûr, personne n'a envie de tester l'efficaci les 9 kilomètres de câble destinés à sauver un sous-marin en détresse...
Co
ncentré sur ses instruments dans Mir 1, le pilote Anatoly Mikailavich chantonne en russe. De chaque côté de lui dort un Américain sur la couchette étroite. Brock Lovett est un chasseur de trésors fin de la quarantaine, bronzé et portant non sans fierté une chaîne en or rappelant ses exploits dans les galères italiennes et espagnoles coulées par centaines dans les Caraïbes. Son travail est sa raison de vivre, c'est un aventurier accompli. Lewis Bodine est un homme avec un tour de poitrine plutôt imposant, pilote de ROV (remotely operated vehicle) et expert du Titanic. Les deux hommes ronflent dans leur sommeil.
En suiva
nt les instructions du Keldysh, les Mir approchent la zone de débris autour du paquebot légendaire, plus grande que le centre-ville de Londres.
L
e sonar fournit le seul bruit hormis les ronflements, ses "pip-pip" continus qui se rapprochent sensiblement plus ils approchent du fond de l'océan qui ressemble à un paysage lunaire réveillent les deux Américains en sursaut en même temps que le Mir 1 atterrit avec un bruit sourd.

# Posté le lundi 15 octobre 2007 14:01

Modifié le lundi 14 janvier 2008 15:28

ARTICLE N ° 4 Suite de la 1 ere partie ²[ PIX ] [ DECO ] [ PUB ]

ARTICLE N ° 4 Suite de la 1 ere partie ²[ PIX ] [ DECO ] [ PUB ]
Anatoly annonce :
- Nous
y sommes.
Les d
eux hommes savent quelle est leur tâche : Bodine observe le sonar latéral et Brock cède sa place au hublot au pilote afin qu'il trouve l'épave.
Soud
ain, le sonar latéral reflète un énorme triangle schématisé en bleu, rouge, vert et jaune par l'ordinateur. Lewis dirige Anatoly :
-
Un peu à gauche... il est juste devant nous... 18 mètres... 15...
Broc
k ajoute solennellement :
- Treize mètres, vous devriez le voir... !
Le
fond de l'océan est encore jonché des empreintes de voyages passés, d'après la forme des rails il estme possible d'identifier les submersibles qui y ont laissé leur trace: les Mir possèdent deux rails parallèles, Alvin, avec lequel le docteur Ballard plongea en 1986, l'année suivant sa découverte du Titanic au moyen d'un sonar guidepuis la surface, seplace sur un seul rail et le Nautile appartenant à la compagnie française Ifremer est caractérisé par son compartiment plat qui loge la batterie et sert enme temps de rail. Lewis demande :
- Vous le voyez ? Je ne vois rien... !
Engloutie de plus de 15 mètres dans la vase, donnant l'impression de foncer sur eux en labourant le sol sédimentaire de part et d'autre comme des vagues de l'océan, l'étrave de proue surgit, immense, majestueuse et impressionnante, malgré les signes decomposition évidents. Le Titanic ! Ou ce qu'il en reste... Brock et Anatoly sont collés chacun sur un des deux hublots, et Brock dirige :
-
On remonte et on passe au-dessus du bastingage de proue.
H
ormis une épaisse couche de "rusticles", la rouille qui forme des stalactites bizarres partout, la proue est en assez bon état, dressée sur sa quille, telle qu'elle a atterri 84 ans plutôt. Brock déclare :
-
Chaque fois je me fais avoir...
A
natoly constate avec une pointe d'ironie :
- Tu culpabilises parce que tu as de l'estime pour la mort... ?
Ign
orant la remarque, Brock s'empare de l'émetteur pour communiquer avec le deuxième sous-marin :
-
D'accord, Mir 2, on passe au-dessus du bastingage ! Restez avec nous !
Le
s projecteurs du sous-marin éclairent la proue d'une lumière presque fantomatique, tandis que le Mir 1 passe au-dessus de l'énorme ancre de réserve pesant 15,5 tonnes à lui seul, avec sa grue prête à l'action.
La
plage avant du Titanic défile sous les hublots des submersibles, on distingue les bornes d'amarrage, les chaînes des ancres qui pèsent ensemble 96 tonnes et qui retiennent toujours les ancres principales, pesant 8 tonnes chacune, de chaque côté du navire. Leslices des Mir soulèvent des nuages de poussière verte au passage, ce qui n'empêche pas Brock, très sérieux, de tenir un caméscope devant une lucarne et de filmer en disant au pilote :
-
D'accord, Tolya, on y est...
F
asciné et ému à la fois par la vue époustouflante, il tient un discours qu'il enregistre au moyen de la caméra :
-
En le voyant surgir des ténèbres comme un vaisseau fantôme, à chaque fois je me fais avoir... Contemplez la triste épave de ce grand navire, gisant là où elle s'est échouée à 2 heures 30 du matin le 15 avril 1912, après sa longue chute depuis la surface du monde...

# Posté le mardi 16 octobre 2007 10:58

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 15:16

ARTICLE N °5 Suite de la 1 ere partie° [ PIX ] [ DECO ] [ PUB ]

ARTICLE N °5  Suite de la 1 ere partie° [ PIX ] [ DECO ] [ PUB ]
Son collègue Lewis Bodine, le troisième membre de l'équipage, un homme énorme et barbu rompt le charme en s'esclaffant :
-
Qu'est-ce que vous pouvez dire comme conneries, chef !
Brock
se tourne vers lui, interrompant son enregistrement, et les deux hommes sourient de leur conversation. Anatoly lève les yeux au ciel et murmure quelque chose en russe. Le côté émotionnel du site leur échappe complètement, le fait que 1501 hommes, femmes et enfants aient trouvé le dernier repos ici même...
Ils conti
nuent de "survoler" la partie proue qui semble s'étendre à l'infini, les sous-marins ressemblant à des petits poissons croisant une baleine. La partie appelée "well-deck", où l'iceberg avait laissé quelques tonnes de glace qui incitait les passagers de troisième classe à jouer au football sans se douter de l'ombre mortelle qui planait au-dessus d'eux, n'est plus qu'un énorme amas de ferraille encombrant le pont. Le mât est tombé en arrière et repose sur la passerelle de commande dénuée de son habitacle en bois. Celui-ci a probablement été détruit par la chute de la première cheminée au cours du naufrage, et seul le socle en bronze dulémoteur, autrefois garni du gouvernail en bois, rappelle que c'était une fois le poste de navigation duant des mers.
A
natoly man½uvre habilement le sous-marin le long de la coque, étonnement bien conservée mais aussi dangereuse pour les visiteurs puisqu'elle est truffée de débris et de câbles qui pourraient facilement causer la perte d'un submersible.
Le
Titanic est brisé en trois parties, dont la proue est la plus visitée puisque la mieux conservée, alors que la poupe est totalement détruite et donne l'impression d'avoir été brutalie avec un énorme ouvre-boîtes.
Des cascades de rouille s'écoulent du flanc du Titanic comme si le navire pleurait son triste sort, et un tapis d'organismes recouvre le paquebot, lui donnant un air irel. On distingue les grues électriques, les arcs caractéristiques du pont-promenade A, vitré pour protéger les passagers de premre classe de l'écume.
Brock continue son discours solennel :
- Plongée 6 ; nous revoisur le pont du Titanic à 2 miles et demi de la surface, 3821 mètres. La pression extérieure est d'1 tonne par cm2, assez pour nous broyer avec la force d'un train express qui écrase une fourmi. Ces hublots ont 23 centimètres d'épaisseur, s'ilschent, c'est sayonara en deux millièmes de seconde ! Très bien, on ne déconne plus maintenant...
Pendant qu'ils longent les cabines des officiers avec leurs fenêtres ouvertes, où l'on croit encore entendre les voix des officiers et des passagers pendant cette nuit terrible, juste derrière le poste de commandement étrangement désert, Brock ôte le caméscope et prend un pull-over, car la température à l'intérieur du submersible baisse rapidement vu que l'eau alentour ne fait pas plus d'un degré. Puis il demande au pilote :
-
Tu te poses sur le toit du quartier des officiers, comme hier.
A
natoly, scientifique russe de haute renome et commandant du navire Keldysh,graen chauffeur de taxi sous-marin, lui répond sans quitter le hublot des yeux :
-
D'accord.

# Posté le mardi 16 octobre 2007 11:02

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 15:23